Découvrant cet album quelques années après sa sortie, difficile de le remettre dans son contexte.
2006. LCD Soundsystem, !!!, The Rapture et autres étaient têtes d'affiche et il est possible que ce disque soit passé pour un pastiche. Ou alors, Scénario inverse :
ces types sont considérés comme les maitres méconnus de cette vague électro pop punk ayant déferlé sur le monde dans les années 2000.
Une chose est sûre, cet album à sa sortie a dû être comparé et embriqué dans le mur des groupes de l'époque. Mais le découvrant ce jour, ça n'a pas pris une ride.
Congas, gros bidons, melodica, flute de pan (?), textes scandés, synthétiseurs. Pleins pleins d'ingrédients qui mis ensemble font s'oublier tout auditeur un peu tracassé.
Ty Segall est omniprésent. Les Foxygen ravagent tout sur leur passage. Le revival 60s un peu sale tient en 2013 le haut de l'affiche.
Et ces danois de Halasan Bazar ne vont que confirmer cette impression. Leur musique est plus californienne qu'européenne. Leur pop est malpropre et psychédélique,
bricolée et entrainante. Lumineuse.
L'expérimentation est souvent source de sérieux, et le résultat est parfois l'ennui. Ces gars-là s'en balancent. Ils font ce qu'ils savent faire, prennent un
plaisir fou et ça s'entend. L'auditeur est ravi. Dès la première écoute.
Il y a des chansons comme ça, qu'il nous est impossible de ne pas écouter. Lever du matin ; yeux collés. Bim la chanson. Rentrée du boulot ; mal de crâne. Bim la
chanson. Insomnie ; pensées embrumées. Bim la chanson. Elle nous revient la journée et nous la sifflons, la chantonnons. La chanson.
"I left my love in San Francisco" est de ces paroles qui nous poursuivent. Quelques jours, que dis-je quelques semaines que cette mélodie est là, jamais loin des
oreilles. En attendant une possible chronique de l'album We are the 21st century Ambassador of Peace & Magic, il nous était impossible de ne pas vous faire partager ce bijou qu'est
San Francisco.
Un chronique thérapie en quelque sorte. Pour nous échapper de cette mélodie possessive. Pour pouvoir passer à d'autres mélodies, espérons tout aussi
addictives.
La musique peut être simple et belle. Elle peut donner l'impression d'un son sorti de la cabine de douche un matin heureux. L'écho du carrelage se marie à quelques
instruments servant les mélodies inventées par notre bonne humeur.
On s'exctasie souvent face à un monument pop bruitiste et complexe, oubliant la chaleur et la joie que nous procurait initialement l'écoute de la pop
music.Rebrousser les indesnous le rappelle en 4 titres. Il s'agit d'une pop
bien faite musicalement, mais où le chant mal articulé est central et l'instrumentalisation (parfaite cela dit en passant) est accompagnement (exception faite à Giovanni Cabotti).
Encore une perle canadienne faisant chanter le français avec une aisance nonchalante. Le fantôme des premiers
enregistrements des Rennais Montgomery nous rattrape le temps de cet Ep. On est addict.
Pourtant usine à tubes, Dawdlewalk (2009), premier album de Sourya, n'a pas
eu le succès espéré. Tiens, Bel exemple ! Voilà encore le râle du chroniqueur criant à l'injustice car son petit bijou n'a pas percé le rideau rouge
pour saluer le grand public.
Mais en même temps, l'ambivalence de ce même chroniqueur le fait garder ce bijou bien en lui, presque caché, mais prêt à le ressortir à qui veut bien
l'écouter. Et Bim ! L'Ep d'avant 2e album est l'occasion rêvée pour rectifier l'injustice.
Winterwind parait être l'Ep d'avant 2e album. Ne nous arrêtons pas sur Deadwalker, 1er titre très pop qui plait ou horripile. Au choix. C'est
l'ensemble des 5 titres de l'Ep qui nous fait replonger dans le charme pop et mélancolique des talentueux parisiens.
Nous voici tous réunis au sein de ce blog afin de partager, écouter, regarder, trouver et retrouver, RiTOURNER.
Nous avons, en tant que ritourneurs chevronnés, décidé de limiter nos sujets à une photo, une sommaire présentation, une notation et, autant que faire se peut, une
vidéographie.
Nos ritournelles ne se réduisent surtout pas, oh non surtout pas, à cette bande passante de derniers articles publiés. Nous prions pour que chacune de vos visites
devienne une quête, une frénétique danse de clics se finissant en "je veux ritourner cet album".
Nous vous embrassons et espérons que cette danse ne soit que la première d'une longue série.